40x40 / Acrylique, poudre de marbre, encre
Chant : Majestueux / Dan Luiten
Offert
Le Christ, dès l’origine, fut d’essence divine, un avec le Dieu saint. Il avait sa nature, sa gloire sans mesure, ses attributs divins. Loin de mettre sa joie à trouver une proie dans son égalité avec le Dieu suprême, il s’abaissa lui-même, avec humilité. Le Roi de tous les êtres
ici-bas voulut naître en simple serviteur. Esclave volontaire, il a vécu sur terre sans éclat, sans honneur. Homme parmi les hommes, il fut ce que nous sommes, en tout semblable à nous. Humble et sans apparence, dans son obéissance il alla jusqu’au bout. Il humilia son âme jusqu’à la mort infâme d’un criminel en croix. Au trône de lumière, il fut, par Dieu son Père, élevé Roi des rois. À lui honneur suprême, couronne, diadème et sceptre tout-puissant. Jésus, nom qui surpasse, dans le temps et l’espace, tous les noms existants.
Devant Jésus le Maître, un jour devront paraître hommes, anges, démons. Dans les cieux, dans ce monde, sous la terre et sous l’onde, tous genoux fléchiront. En Maître, tous l’acclament, toute bouche proclame : Jésus-Christ est Seigneur. À la gloire du Père, le ciel, l’enfer, la terre, exaltent le vainqueur.
Philippiens 2 :6-11
Imaginez cette image sans la lettre claire, bleutée, en bas à gauche.
C’est ainsi qu’était ce tableau pendant 4 ans. Lorsque je l’exposais, il demeurait un mystère. J’y distinguais une dimension céleste, insaisissable, profonde. En haut à droite, un étrange halo avait surgi de manière incontrôlée.
Les gens se positionnaient en face de lui pour me parler de leur vie, de leurs doutes, de leurs deuils. Comme s’ils se sentaient bien devant cet espace infini.
On y voyait un couple qui rappelait le conjoint défunt, une tour, des lampadaires sous la neige. On y distinguait un visage divin, Jésus les bras ouverts. À plusieurs reprises, des personnes qui faisaient de la plongée sous-marine y retrouvaient le monde sous l’eau. Même certaines ont reconnu un endroit, pouvant me dire ce qu'il y avait hors du cadre…
Ces partages me faisaient penser au texte biblique, à cette version qui m’avait tant touchée, avec une adoration même sous l’onde.
Et un jour, en le regardant chez moi, j’ai « vu » avec mes yeux intérieurs, une lettre apparaître. J’ai dessiné cette lettre sur un papier. On aurait dit de l’hébreu, que je ne connaissais pas bien. Une recherche m’a conduite vers la lettre Hé.
ה
J’ai lu qu’elle signifie la fenêtre, le souffle, le lâcher prise, la louange.J’ai peint cette lettre. Elle a rajouté au mystère. Ce tableau était décidément le plus complexe de tous ceux que j’ai peints.
5 années après avoir peint et exposé la première version du tableau, je l'a exposé sous sa nouvelle forme. Nathan, un garçon de 12 ans a semblé happé par la toile. Emu, il m’a dit y voir des « choses » et qu’il pourrait regarder ce tableau longtemps. Avec assurance, il m’a désigné des anges, des démons à genoux, Jésus, le Ciel… Et il m’a déclaré dans la foulée qu’il voulait acheter ce tableau !
Plus tard, ce désir ne le lâchant pas, après discussion avec ses parents, je lui ai offert cette étrange toile.
Dernièrement, j'ai appris que Nathan signifie le don, Dieu a donné.
J'ai donc donné ce tableau à "donné".
La toile est maintenant au mur de sa chambre.
Quel message apporte-t-elle dans son âme en croissance ?
