35. Devenir parents
24 décembre 2000
Amandine est née le 24.12.2000 à 12 :24 !!!
Le médecin, en notant la date et l’heure, a dit que c’était quand même des chiffres spéciaux. Cela donnait 24.12.00 12 :24.
29 janvier 2001
Nous sommes une famille. Souffrances, émotions, choc, soucis, émerveillements, étonnement, tendresse, amour. Elle change chaque jour, notre perle. Elle apprend à chaque instant. Je n’arrive pas à la voir comme un bébé. Elle a tant de potentiels. Petite pousse qui porte en elle la fleur et le fruit. Elle m’impressionne. Elle a un regard droit. Elle est belle, très belle. Et je l’aime à en pleurer, à fondre autour d’elle, à la reprendre en moi. Je Te la redonne tous les jours, Seigneur.
26 août 2001
Fabian et moi avons été baptisés dans le lac de Zürich aujourd’hui. Alléluia ! Une nouvelle vie commence.
Lorsque Marianne et Ludwig m’ont plongée dans l’eau, je me suis vue devant une porte ouverte sur de l’obscurité. J’ai traversé la porte et je suis entrée dans la lumière. J’ai eu l’impression d’avoir traversé la mort. Fabian, lui, n’a rien vu ni senti, mais c’est un nouvel homme qui est sorti de l’eau. Soudain, il a compris la Bible et les prédications ! Et il s’est mis systématiquement à voir Jésus à côté de lui partout, en particulier au travail. Depuis, ils collaborent lorsque Fabian doit prendre des décisions, par exemple.
Mon journal s’arrête le 18 novembre 2001 et ne reprend que le 17 décembre 2002. J’ai continué d’écrire dans le journal de bord d’Amandine, par contre. Il y a eu l’ivresse et la passion toute tournée vers Amandine. J’ai rempli un livre entier de flots d’amour, de bénédictions, de photos, de cartes, lettres. Je ne savais pas que d’être maman soit si beau, abyssale, animal, délicat et étincelant. Quel cadeau ! Amandine était un bébé facile. Elle riait, explorait et raffolait de l’eau. Elle éclatait de rire, jouait de tout, dansait en rythme. Elle avait parfois des gestes de haute intelligence, selon Fabian. Par exemple, à 15 mois, Amandine faisait glisser une boule 89 dans un journal roulé. Une fois, la boule est restée coincée. Elle a essayé de la pousser avec son doigt mais il était trop court. Elle a pris une baguette de tambour et elle a poussé la boule, qui est ressortie. Elle repérait aussi des choses qu’on ne remarquerait pas. Par exemple, dans notre bibliothèque, j’avais rangé un nouveau livre dont on ne voyait que la tranche parmi les autres livres. Plus tard, Amandine était dans mes bras et elle a dit « Oh ! » en montrant le livre. Je l’ai approchée pour vérifier si elle désignait bien le nouveau livre. En effet, son doigt pointait sur lui. Au culte, il y avait un couple qui avait déjà plusieurs enfants. Alors que la mère avait presque 40 ans, elle s’est retrouvée enceinte sans l’avoir planifié. Le couple hésitait. Fallait-il avorter ou garder l’enfant ? Lors d’un culte, Amandine s’est comportée de manière totalement inattendue. Elle est partie à quatre pattes loin de nous, jusqu’aux pieds de cette femme que nous ne connaissions pas bien. Pendant une grande partie du culte, Amandine a joué avec les lacets de la femme et, levant régulièrement la tête vers elle, lui a jeté des regards profonds. A la fin du culte, la femme est venue me dire combien ce moment face à Amandine l’avait remuée en profondeur. Ils ont décidé de garder le bébé. Une jolie petite fille est née. Depuis la naissance d’Amandine, je n’ai plus eu ces nuits étranges pendant de nombreuses années.
Le 1er avril 2002, nous avons déménagé à Suhr, en Argovie. Nous avons trouvé un appartement idéal juste un mois et demi avant le déménagement. En voyant la maison, à nouveau, j’ai dit à Fabian « C’est là ! ». Une maison à deux étages, ancienne. Un appartement au rez-de-chaussée avec un jardin, une pergola avec de la vigne et un étang. Le rêve. Ce fût compliqué parce que la locataire voulait passer cet appartement à des amis qui le convoitaient et le propriétaire nous avait à coeur. La locataire n’a pas envoyé sa résiliation pour faire pression. Le propriétaire était prêt à essayer de trouver un arrangement. Il a demandé à la locataire du premier étage, une dame âgée, si elle était d’accord de nous héberger dans une chambre le temps qu’il puisse régler la situation. Elle a accepté. Au moins, nous aurions eu un toit au-dessus de nous. Nous priions pour pouvoir habiter dans cet appartement. Soudain, les amis de la locataire du rez-de-chaussée ont trouvé un appartement qui leur plaisait encore plus que celui là et tout s’est débloqué. Nous avons pu emménager dans l’appartement à la date prévue.
Le 21 avril 2002, j’ai entamé un deuxième journal de bord. Un deuxième bébé pointait son nez. Merveille ! Le terme était le 21 décembre 2002. Décidément ! C’était clairement un deuxième cadeau de Dieu.
Amandine est née le 24.12.2000 à 12 :24 !!!
Le médecin, en notant la date et l’heure, a dit que c’était quand même des chiffres spéciaux. Cela donnait 24.12.00 12 :24.
29 janvier 2001
Nous sommes une famille. Souffrances, émotions, choc, soucis, émerveillements, étonnement, tendresse, amour. Elle change chaque jour, notre perle. Elle apprend à chaque instant. Je n’arrive pas à la voir comme un bébé. Elle a tant de potentiels. Petite pousse qui porte en elle la fleur et le fruit. Elle m’impressionne. Elle a un regard droit. Elle est belle, très belle. Et je l’aime à en pleurer, à fondre autour d’elle, à la reprendre en moi. Je Te la redonne tous les jours, Seigneur.
26 août 2001
Fabian et moi avons été baptisés dans le lac de Zürich aujourd’hui. Alléluia ! Une nouvelle vie commence.
Lorsque Marianne et Ludwig m’ont plongée dans l’eau, je me suis vue devant une porte ouverte sur de l’obscurité. J’ai traversé la porte et je suis entrée dans la lumière. J’ai eu l’impression d’avoir traversé la mort. Fabian, lui, n’a rien vu ni senti, mais c’est un nouvel homme qui est sorti de l’eau. Soudain, il a compris la Bible et les prédications ! Et il s’est mis systématiquement à voir Jésus à côté de lui partout, en particulier au travail. Depuis, ils collaborent lorsque Fabian doit prendre des décisions, par exemple.
Mon journal s’arrête le 18 novembre 2001 et ne reprend que le 17 décembre 2002. J’ai continué d’écrire dans le journal de bord d’Amandine, par contre. Il y a eu l’ivresse et la passion toute tournée vers Amandine. J’ai rempli un livre entier de flots d’amour, de bénédictions, de photos, de cartes, lettres. Je ne savais pas que d’être maman soit si beau, abyssale, animal, délicat et étincelant. Quel cadeau ! Amandine était un bébé facile. Elle riait, explorait et raffolait de l’eau. Elle éclatait de rire, jouait de tout, dansait en rythme. Elle avait parfois des gestes de haute intelligence, selon Fabian. Par exemple, à 15 mois, Amandine faisait glisser une boule 89 dans un journal roulé. Une fois, la boule est restée coincée. Elle a essayé de la pousser avec son doigt mais il était trop court. Elle a pris une baguette de tambour et elle a poussé la boule, qui est ressortie. Elle repérait aussi des choses qu’on ne remarquerait pas. Par exemple, dans notre bibliothèque, j’avais rangé un nouveau livre dont on ne voyait que la tranche parmi les autres livres. Plus tard, Amandine était dans mes bras et elle a dit « Oh ! » en montrant le livre. Je l’ai approchée pour vérifier si elle désignait bien le nouveau livre. En effet, son doigt pointait sur lui. Au culte, il y avait un couple qui avait déjà plusieurs enfants. Alors que la mère avait presque 40 ans, elle s’est retrouvée enceinte sans l’avoir planifié. Le couple hésitait. Fallait-il avorter ou garder l’enfant ? Lors d’un culte, Amandine s’est comportée de manière totalement inattendue. Elle est partie à quatre pattes loin de nous, jusqu’aux pieds de cette femme que nous ne connaissions pas bien. Pendant une grande partie du culte, Amandine a joué avec les lacets de la femme et, levant régulièrement la tête vers elle, lui a jeté des regards profonds. A la fin du culte, la femme est venue me dire combien ce moment face à Amandine l’avait remuée en profondeur. Ils ont décidé de garder le bébé. Une jolie petite fille est née. Depuis la naissance d’Amandine, je n’ai plus eu ces nuits étranges pendant de nombreuses années.
Le 1er avril 2002, nous avons déménagé à Suhr, en Argovie. Nous avons trouvé un appartement idéal juste un mois et demi avant le déménagement. En voyant la maison, à nouveau, j’ai dit à Fabian « C’est là ! ». Une maison à deux étages, ancienne. Un appartement au rez-de-chaussée avec un jardin, une pergola avec de la vigne et un étang. Le rêve. Ce fût compliqué parce que la locataire voulait passer cet appartement à des amis qui le convoitaient et le propriétaire nous avait à coeur. La locataire n’a pas envoyé sa résiliation pour faire pression. Le propriétaire était prêt à essayer de trouver un arrangement. Il a demandé à la locataire du premier étage, une dame âgée, si elle était d’accord de nous héberger dans une chambre le temps qu’il puisse régler la situation. Elle a accepté. Au moins, nous aurions eu un toit au-dessus de nous. Nous priions pour pouvoir habiter dans cet appartement. Soudain, les amis de la locataire du rez-de-chaussée ont trouvé un appartement qui leur plaisait encore plus que celui là et tout s’est débloqué. Nous avons pu emménager dans l’appartement à la date prévue.
Le 21 avril 2002, j’ai entamé un deuxième journal de bord. Un deuxième bébé pointait son nez. Merveille ! Le terme était le 21 décembre 2002. Décidément ! C’était clairement un deuxième cadeau de Dieu.